Le crayon sur papier est le plus bref raccourci entre l’esprit et la nature. En couleurs ou noir, le crayon demeure l’instrument de base pour noter les imaginations et concrétiser l’inspiration en la matière. Capter les hiéroglyphes et les formes dans la nature, et les dessiner, c’est, quelque part,  refaire les gestes de « Celui par qui tout à été fait. » Cependant l’artiste qui contemple le monde comme un diapason de formes et de sagesse (Gotthilf Heinrich Schubert), s’en distingue très vite pour voler de ses propres ailes dans l’inspiration et les outils à disposition.

Mais ces réflexions ne reflètent qu’une lumière extérieur à l’image ; dans le temps de l’action ce qui est en jeu est bien autre chose ; plutôt l’aventure des contrastes dans la perspective aérienne, les textures en opposition ou similarité, le crayon à affuter, l’ombre du nuage sur la découverte, les feuilles qui s’envolent, l’heure du déjeuner qui approche… Les « pensées » sur l’art sont réconfortantes quand l’extérieur s’oppose à sa pratique (trajet en chemin de fer, RER, auto..), mais elles ne sont que pensées. Pourtant l’esprit de synthèse peut aussi en tirer quelques règles ; comme celles qui naissent de la contemplation de telle ou telle œuvre aimée.

Voici quelques travaux d’études, de prises de notes, plus ou moins rapides, au stylo à bille ou au dos d’un prospectus, d’un carnet de notes, tout ce qui tombe sous la main pour fixer l’idée (rôle du téléphone mobile quelquefois) en ma possession. Autant de bases et de points de départ virtuels vers des œuvres plus accomplies, en atelier.

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